Reconnaître une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre, dans l'exercice de leurs fonctions — ce qu’a voté l’Assemblée le 7 juillet 2026
Rejeté — Il fallait 162 voix sur 322 suffrages exprimés pour l’emporter. Le texte a recueilli 98 voix pour et 224 contre : il est rejeté.
Sur 577 sièges, 325 députés ont pris part au vote et 251 étaient absents.
Comment a voté chaque groupe
| Groupe | Pour | Contre | Abstention | Absents |
|---|---|---|---|---|
| RN | 0 | 92 | 0 | 30 |
| EPR | 0 | 36 | 0 | 54 |
| LFI-NFP | 42 | 0 | 0 | 29 |
| SOC | 29 | 3 | 0 | 36 |
| DR | 0 | 34 | 0 | 14 |
| EcoS | 19 | 0 | 0 | 19 |
| Dem | 0 | 21 | 2 | 14 |
| HOR | 0 | 19 | 0 | 16 |
| LIOT | 2 | 6 | 0 | 15 |
| GDR | 6 | 0 | 0 | 11 |
| UDR | 0 | 9 | 0 | 8 |
| NI | 0 | 4 | 1 | 5 |
Le texte, en clair
Amendement n° 38 · première lecture
Ce que le texte change
Crée une présomption légale de légitime défense pour policiers, gendarmes et policiers municipaux ayant fait usage de leur arme dans les conditions des articles L. 435-1 et L. 511-5-1 du code de la sécurité intérieure ; cette présomption peut être renversée si l'enquête démontre une disproportion manifeste ou une absence de nécessité absolue.
L'usage de l'arme étant présumé légitime, c'est à l'enquête judiciaire de démontrer après coup la disproportion pour renverser la présomption, plutôt qu'à l'agent de justifier la nécessité de son geste au moment des faits : la charge de la preuve se trouve ainsi déplacée vers l'accusation.
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